mardi, septembre 30, 2014

Oliva V Melanio - Robusto

"Puro" issu du terroir nicaraguayen dont les feuilles de tripe ont été vieillies plus que d'ordinaire par rapport à la série V classique.

(© halfwheel.com)



J'ai fumé hier le robusto que j'ai trouvé passablement décevant par rapport à la gamme classique. Le tirage pour commencer n'était pas optimal, c'est rare pour ce terroir mais franchement agaçant, surtout pour ce genre de module qui n'est pas le plus compliqué à confectionner. Le cigare est resté arômatiquement très linéaire les 3/4 du temps, calé sur du boisé/épicé monotone, seul le final est venu me réveiller mais pas de la meilleure des façons puisqu'il s'est avéré écrasant voire abrutissant.
Oliva ne fait certes pas, en général (et à l'exception du très équilibré lancero), dans le détail et la finesse mais on verse ici dans le final brutal avec la désagréable impression de se faire rudoyer et secouer comme un prunier pour s'être ennuyé. Si j'avais eu la patience d'attendre qu'il s'éteigne, je l'aurais envoyé rejoindre le cendrier d'un uppercut dans le purin pour lui retourner la pareille !

2/5 (la cape chocolatée qui contraste avec la cendre blanche est superbe).

Me reste le Figurado et le Maduro Torpedo à tester, en espérant une meilleure pioche.

samedi, août 02, 2014

Flor de las Antillas - Belicoso

Un puro 100 % Nicaragua, vendu chez les cow-boys aux alentours de 7 $, et qui a reçu le prix du meilleur cigare en 2012 (méfiage tout de même, si c'est aussi bidonné que le palmarès de l'ADC, le classement ne vaut pas tripette). J'y suis donc allé de ma petite dégustation il y a à peu près un an.

(© Tomscigars.com)

J'ai lu chez les copains de P1P2C que cette gamme ne soulève pas les foules et pour cause, si la plupart des modules sont à peu près équivalents - sympas mais pas de quoi se taper le cul sur la banquise (on sent la patte Pépin et son inoxydable moulin à poivre), personne ne semble avoir embarqué dans la fusée Belicoso, moins belliqueuse (je sais, facile mais j'en étais à mon 5ème mojito quand j'ai rédigé mon brouillon, j'fais ce que j'peux) que le reste de la gamme.
Aux malins qui voudraient piéger le puits de science cigaristique que je représente, si vous objectez que "ouais mais bon, Bouddha, c'est la même liga pour tous les modules de la gamme alors comment se fait-ce que le Belicoso soit prétendument meilleur, hein ?", je prendrai un air inspiré mi-savant mi-condescendant de journaliste spécialisé dans le bâton fumant et vous répondrai "que c'est complexe, un cigare, y a le tabac certes mais y a le travail de l'homme derrière et que c'est comme l'Art, pour saisir, faut d'abord ressentir et que ça se commande pas", tout ça...
En gros, et en décodé, que j'en sais foutrement rien, mais que c'est mon avis, et qu'on peut en discuter à condition qu'à la fin, ce soit moi qui gagne !
Ceci posé, il est vrai que la gamme est assez linéaire, le Robusto assez quelconque et mal équilibré (trop puissant) mais je me lèche les babines avec ce petit obus fourré aux épices (pas trop) et aux arômes grillés, rassasiant mais pas abrutissant.
Fumé en regardant l'excellent dernier spectacle "Le mur" rebaptisé "Asu Zoa" après son interdiction (les deux versions différent légèrement et se valent) du drôlissime Dieudonné, une occasion de sourire un peu eu égard aux évènements se déroulant en Palestine.

Le cigare : 4.5/5 (soyons fous)
Le spectacle : 4/5 (mention spéciale au sketch sur la guerre et les tirailleurs sénégalais).

lundi, juillet 14, 2014

La Estancia - Robusto

Description et photo du produit : "La Estencia est une nouvelle marque dans le monde des cigares qui a été créée par les frères Meerapfel. En effet la famille Meerapfel active dans le monde des cigares depuis des décennies est propriétaire de lots de tabacs cubains, et ce depuis l'embargo ! Les cigares La Estancia sont manufacturés aux Honduras avec une proportion de 50% de tabacs du Nicaragua et 50% des ces tabacs cubains.
Module robusto drapé avec une feuille de cape colorado claro, cultivée au Nicaragua ainsi que la feuille de sous-cape. La tripe est un mélange de tabacs cubains et également des tabacs du Nicaragua
".

(© la tête d'or)

Pour ceux à qui le nom Meerapfel ne rappelle rien, ce sont entre autres les distributeurs des frustres mais fort sympathiques Machetero au rapport qualité/prix imbattable à mon goût (2 € le robusto tripe courte, en fagot de 25).
Qu'en est-il du nouveau-né, vendu 7 €, également décliné en Corona, sous le label La Estancia ?
Je dirai sobrement que c'est de la m*rde et que ça n'a aucun intérêt si ce n'est de décevoir puis d'agacer. Manifestement, les lots de tabac cubain (argument mis en avant pour attirer le chaland) ont eu le temps de vieillir au point de voir leurs arômes s'envoler et je gage qu'un alliage avec le Nicaragua avait pour but de tenter de réhausser gustativement le bousin. Peine perdue. A l'aveugle je mets au défi ceusses qui se seront fait avoir par le coup marketing (rassurez-vous, j'en suis, la preuve) de trouver un tant soit peu de caractère cubain, ou nicaraguayen dans ce naufrage vendu 7 € la croisière s'amuse ennuie... Au mieux, du hondurien ou du dominicain d'entrée de gamme, dans ce qui se fait de pire et d'inintéressant.
Dès le démarrage, l'herbacé m'a déplu et n'augurait rien de bon; la suite a été à l'avenant : linéaire, monocolore, calé sur du boisé timide/herbacé omniprésent et rapidement lassant, le final se fait piquant et écrasant malgré plusieurs dégazages.
Je l'ai fumé subi jusqu'au bout, par acquis de conscience et parce que je me suis dit qu'il fallait que je fasse un billet sur cette daube pour prévenir les copains de cette fabuleuse arnaque.
Note : 0.5/5, le demi-point allant à la cape de qualité et au roulage. A fuir, ou à décliner poliment si on vous en propose un et que vous souhaitez rester poli.
Ceci dit, pour l'immense apport des Meerapfel à la planète cigare en proposant les honnêtes Machetero, je leur accorde ma clémence mais qu'ils ne récidivent pas sinon ce sera le goudron et les plumes !
Je file me brosser les dents avec un toscano pour me débarrasser de ce vilain goût de feuilles mortes.

vendredi, juillet 26, 2013

Selectos - Corona (Cuba, marché intérieur)

Après les El Credito (emballés dans un paquet estampillé El Cacique, mais qui n'en sont pas malgré leur similitude comme on peut le voir sur cette image), j'ai eu le plaisir de goûter une seconde fois aux cigares réservés au quotidien au marché intérieur cubain. Si vous voulez connaître l'historique de ces cigares et où les trouver sur place à Cuba, je vous conseille l'excellent commentaire laissé par "yvanpasterrible" sous l'article concernant les El Credito.
Pas de chichi, le tout est emballé de la même façon, dans une feuille de papier blanc estampillée sommairement au tampon au nom de la marque, et les vilains bâtons restent de la tripe courte habillée de feuilles de cape plutôt frustres.



Je n'ai pas noté de différence de goût notable avec les El Credito, on reste dans le boisé agréable légèrement épicé avec quelques notes torréfiées sur la fin. Ils m'ont par contre semblé mieux manufacturés (toutes proportions gardées, je doute qu'ils fassent l'objet de contrôle qualité) puisqu'exempts de trous dans la cape, ce qui est appréciable quand on a autre chose à foutre que de coller des rustines pour éviter de jouer de la flûte traversière et d'avoir la désagréable impression de tirer sur un tuba.
On est aussi dans la même gamme de prix très (très) abordable (1 € la botte de 25) et le plaisir est là.
Rien que pour ça, j'irais bien vivre à Cuba !
Muchas gracias à Jean-Marc pour m'avoir proposé de m'en dénicher une botte, à Maelia de les avoir ramenés de là-bas, et à Olivier pour avoir accueilli dans sa cave les précieux avant qu'ils n'atterrissent dans la mienne, puis dans mon bec !

mardi, juin 04, 2013

La Ley - Robusto

Voila un chouette cigare façonné par Didier Houvenaghel, créateur de la marque de cigares nicaraguayens Nicarao dont j'ai déjà parlé sur ce blog.

(© sigarprat.no)

Vendu de mémoire 11,50 € (pas donné), un peu plus joufflu qu'un robusto cubain, habillé d'une cape caramel à faire passer un Carambar pour un visage pâle et doté une fois dégoupillé d'un tirage qui renvoie n'importe quelle vitole cubaine à l'âge de pierre, ça rutile ! Au coeur, une tripe issue d'un "blend" Nicaragua/Honduras. Pas un puro nicaraguayen, donc.
Allumage impeccable, un fond de bois précieux et d'épices douces, ça démarre bien et sans coup de matraque malgré le gabarit imposant.
On ne va pas se mentir et parler de tiers, le cigare évolue en deux moitiés, assez similaires à l'exception de notes de fruits rafraîchissantes et d'une puissance qui grimpe dans la seconde moitié sans jamais vous bastonner le palais.
La cendre blanche est de très bonne tenue et contraste avec la cape, ça parait rien mais c'est joli à regarder. On peut même se payer le luxe de profiter du spectacle sans avoir à le rallumer, la combustion est réglée pile poil comme il faut. On termine la séance rassasié mais pas gavé.
Je trouve à titre personnel les cigares de Didier Houvenaghel toujours étonnants dans le sens où, à l'aveugle, je ne retrouve pas les arômes spécifiques aux vitoles du Nicaragua mais si j'ai fini par me lasser des Nicarao (manque de richesse et problèmes récurrents d'éclatement de la cape pour les robustos), je me régale avec ce La Ley qui change du registre que j'ai l'habitude de côtoyer.

Note miamesque : 4/5

jeudi, avril 25, 2013

A venir...

Faute de nouveautés, et d'un ralentissement dans la découverte de nouvelles vitoles à encenser ou à vouer au bûcher, le rythme des billets a significativement diminué ces derniers temps.
Je compte néanmoins, d'ici une quinzaine de jours si tout roule comme prévu, faire la revue de deux cigares estampillés For de las Antillas ainsi que du robusto de la nouvelle marque La Ley.
Aux turbulents P1P2Cistes (bande de galopins !) qui attendent que je commente la nouvelle création made in France du Navet, le Navarrillo, j'annonce que ma civette n'en commande plus depuis la première et dernière boite qui lui est restée sur les bras 3 mois avant qu'un échappé de l'hôpital psychiatrique de Rennes passablement délirant et alcoolisé ne rafle les derniers qui y prenaient la poussière (il a dû les prendre pour des Carambar)... C'est donc avec des regrets mesurés mais sincères que je les informe que je ne serai pas en mesure de tester brûler la dernière trouvaille de Navarrenx, et j'en suis d'autant navré que ça me vaut à chaque billet une avalanche de commentaires enragés/outragés dont je suis particulièrement friand et qui me reprochent mon manque de soutien à la production française de cigares hauts de gamme.
A bientôt, donc, je fais au plus vite.

dimanche, décembre 09, 2012

Padron - 1926 N°6 Maduro

Vitole du Nicaragua, assez rare et produite au compte-gouttes à l'image des Opus X dominicains d'Arturo Fuente, le N°6 ressemble à un corona gorda en plus court, format box pressed (rectangulaire), vendu au prix stratosphérique de 18 € et des brouettes...


Le toucher est comme souvent très ferme mais une fois décapitée, la bestiole offre un tirage parfait. Au démarrage, du bois précieux et de la terre noire, aucune agressivité, c'est la douceur qui prime alors que les Padron sont réputés pour leurs puissances.
La fumée est abondante, et les arômes légèrement torréfiés entrent en scène au deuxième tiers sans que le cigare ne se muscle pour autant. On reste dans la finesse, une fumée satinée, légèrement courte en bouche, qui laisse penser que le N°6 aurait mérité une humidification plus prononcée, autour des 80%, pour "alourdir" un peu sa palette mais la relative légèreté me convient.
A l'entame du dernier tiers, des pointes cacaotées viennent se mêler à la danse, sur la pointe des pieds, tandis que le cigare se fait plus puissant.
Une heure pleine de dégustation, pour un format relativement court à l'oeil, le petit a tout d'un grand et malgré sa gueule de Dark Vador, c'est plutôt du côté de la force Jedi qu'il se range que du côté obscur.
Une (petite) pointe de déception tout de même, la gamme 1926 est mythique, rare, et facturée en conséquence; on en attend donc forcément beaucoup, peut-être trop, et le N°6 n'est pas exceptionnel, "seulement' très bon et goûteux.
La place de cinoche vaut-elle 18 euros* ? Non.
L'aventure mérite t'elle le déplacement. Oui, en attendant de pouvoir télécharger gratos le N°6 sur la toile ou de l'imprimer en 3D pour le fumer, ce qui n'est hélas pas prêt d'arriver.

*Après renseignement, elle était proposée il y a quelques mois à 32 €, le tarif a donc été sensiblement réduit mais donne une idée de la marge dégagée par Padron sur cette gamme de cigare.

vendredi, octobre 26, 2012

Fonseca - Gordito ER 2011

Une bestiole issue de la marque Fonseca, d'ordinaire plutôt destinée aux bourses modestes et légères. La curiosité (un vilain défaut, parfois) m'a poussé à acquérir un exemplaire de cette édition régionale dévolue à la France malgré le module, un gros Corona Gorda, que je n'aime pas plus que ça.

(T'as de beaux yeux, tu sais ?)

Bien rempli mais souple, enrobé d'une jolie cape soyeuse, le Gordito me fait de l'oeil. Le tirage est nickel, action, feu ! (Je laisse les préliminaires du tirage à cru aux gourmets, je suis du genre à la hussarde).
Premières bouffées assez quelconques mais exemptes de piquant, c'est déjà ça de pris. Je regarde en même temps le dernier épisode téléchargé (DTC, Hadopi) de la saison 3 de Downton Abbey (attention spoiler : je ne me suis toujours pas remis de la disparition au casting de la gouleyante Sybil) et, mauvais signe, l'intrigue retient plus mon attention que le cigare. Pour être clair, "l'entame du Gordito - Downton Abbey = emmerdement". Mauvaise équation, d'autant que la variable arôme est timide.
A partir de la seconde moitié (de la vitole, pas de l'épisode), ça se réveille un peu, les épices arrivent sur la pointe des pieds, façon danseuse, mais le boisé lassant domine et seule l'engueulade entre Robert et Cora me tient en haleine. Au final l'épisode finit (comme souvent) dramatiquement (ça donne envie de voir le prochain) alors que le Fonseca sombre dans l'anecdotique; qu'il clamse ou pas, on s'en fout...
9€50 le téléchargement cigare, ça fait cher pour un scénario rachitique et un peu plus d'une heure pour en venir à bout (plutôt que de le regretter). Fonseca ira refourguer sa franchise Gordito ailleurs...

Downton Abbey  épisode 6 : 3,5/5 (avec Sybil, j'aurais mis 4)
Foseca - Gordito ER 2011 : 2/5 (avec du goût j'aurais mis plus)

lundi, octobre 08, 2012

54,42%

Non, ce n'est pas le taux recommandé d'humidité pour conserver ses vitoles mais le pourcentage de votants ayant plébiscité la réélection d'Hugo Chávez à la tête du Vénézuela. On cause rarement politique sur ce blog mais là, c'est de la grande gastronomie, du cousu-main; une belle quenelle de 180 à la sauce sud-américaine adressée à tous ces petits marquis poudrés et leurs affidés qui parlaient en boucle de "resserrement dans les sondages et d'usure du pouvoir".
Une victoire que j'aurais bien fêtée avec un Bolivar fort à propos mais faute de grive, c'est un double corona de chez Hoyo de Monterrey tout en douceur qui fît l'affaire.



Je profite également de l'occasion (faisant le larron) pour adresser une missive au bel Hugo, qu'on sait assez proche des frères Fidel et Raul : demande aux frangins de faire le ménage chez Habanos SA, qu'ils arrêtent de sabrer du catalogue de fameux cigares au motif que les gros boudins surfacturés se vendent mieux, et propose leur de racheter la marque Bolivar.
Un puro vénézuelien genre Lonsdale frappé du nom qui porte la révolution, ça aurait de la gueule !
¡ Viva la Revolución !

lundi, septembre 24, 2012

Le cigare et l'interdit

Les copains du site dédié au cigare P1P2C organisent jusqu'en Décembre un concours de photos portant sur le thème du "cigare et de l'interdit". Pour ceusses qui veulent avoir un aperçu , la galerie (visible après inscription au site mais pour vous motiver y a une miss à poil et elle n'est pas floutée) est déjà bien achalandée mais le concours est prolongé.
La 1ère place se verra récompensée d'une cave à cigare, la 2nde d'une pipe (pas de blague facile, merci, j'y ai déjà pensé), la 3ème d'un briquet. Les conditions de participation sont détaillées ici.
La vitole ayant en général mauvaise réputation, autant en jouer jusqu'au bout, se faire plaisir et rigoler un peu. Tout participant est donc le bienvenu et c'est ouvert à tout inscrit au site.
Personnellement, je n'y concoure pas, d'abord parce que je suis trop beau et que ça fausserait le concours, ensuite parce que je suis mauvais perdant et que je ne voudrais pas me fâcher avec les cuistres qui n'auraient pas eu le bon goût de voter pour moi; enfin parce que je ne saurais que foutre d'une cave à cigares (j'en ai déjà 4), d'une pipe (qui glougoutera vu que je ne sais pas fumer la pipe), ou d'un briquet puisque j'ai aussi un briquet-torche.
Pour tous les autres, amusez-vous et soyez créatifs, je vous rappelle le thème : "le cigare et l'interdit" !

(Cliquer pour agrandir)


Hiiiiiiiiiiiiiiiiin*...
(*© Twangking)

dimanche, juillet 22, 2012

Juan Clemente - Churchill et Charango

Pioché à ma civette deux cigares, l'un façonné par feu Jean Clement pour le premier,  un Churchill à 5€ de la gamme classique, et par sa soeur pour le second, une sorte de Corona Gorda issu d'une nouvelle gamme, Charango, à 8€. Les deux vitoles nous viennent du terroir dominicain.
J'ai eu la flemme de les prendre en photo et j'ai bien fait. Deux illustrations cependant glanées sur le net pour les accros aux images.

( © rauch.de)

( © lamateurdecigare.blogspot.fr )

Si la cape du Churchill est plutôt blafarde et peu séduisante, celle du Charango est assez sombre, grasse, luisante, et dégage une odeur de...havane ! Surprenant !
J'allume le Churchill le matin, accompagné d'un thé, et ce sera morne plaine durant près d'une heure et demie. Linéaire de A à Z, par moments piquant et calé sur des arômes herbacés lassants, ne comptez pas sur lui pour vous réveiller à moins d'être comme moi allergique au gazon coupé ou de vouloir vous assurer que vous êtes allés au bout sans tomber de votre fauteuil. 5€, c'est encore trop cher pour un cigare dénué de charme et d'intérêt.
J'attends le soir venu pour mettre à feu le Charango, dont les tabacs sont vieillis de 7 à 8 ans, ça ne peut pas être mauvais vu l'odeur. Et bien si et mon compère de fumage me fait remarquer qu'une fois allumé, sa fumée est désagréable au nez ! Le démarrage se fait sur du piquant (!), puis se cale sur un rail me rappelant le poivron rouge et l'herbe qu'il ne quittera pas. Le piquant refera son apparition au dernier tiers alors que la puissance, écrasante, a raison de ma patience et de mon obstination. Last but not least, le module a souffert d'un roulage approximatif (deux galeries dans la tripe), et il m'a fallu le rallumer (et dégazer) 5 ou 6 fois (un cigare qui vous oblige à tirer dessus constamment pour éviter qu'il s'éteigne m'énerve presque plus qu'un cigare bouché, sans compter que le cas échéant le second peut-être échangé contrairement au premier). La déception fût donc à la hauteur de l'appétit qu'il m'avait ouvert. Je ne parle pas du prix, hors-sujet  au regard du naufrage.
D'autres gammes existent chez Juan Clemente mais je confesse avoir un gros coup de mou pour aller les explorer, et je m'étonne moyennement que ce label n'ait toujours pas trouvé de repreneur (encore que, si le Navarre a trouvé acquéreur, les espoirs craintes les plus folles sont permises). J'en profite du coup pour réactualiser mon classement du trio de tête des pires cigares fumés :
1 - Navarre Short Robusto
2- Juan Clemente Charango
3 - Bahiba Corona Gorda

Churchill : zéro pointé
Charango : 0.5/5 pour la cape et l'odeur (à cru).

mercredi, mai 23, 2012

12ème billet d'humeur

Lu dans le fil de P1P2C dédié à l'Amateur de Cigare, les pleurnicheries des professionnels liées au procès que leur fait l'association d'extrémistes anti-tabac DNF et qui se tiendra le 8 Novembre prochain. L'objet de la demande : une interdiction de paraître en kiosque et les classiques dommages et intérêts dont on peut, sur ce point, se demander qui ils vont dédommager et au titre de quel préjudice.

Ceci dit, je ne comprends pas les geigneries égoïstes et tardives de l'ADC. Avec la base de données dont ils disposent, qu'ils mettent sur pied un véritable site internet digne de ce nom avec abonnement type "Arrêt sur images" ou "Mediapart" et forum participatif; ça leur coûtera moins cher que d'imprimer leur magazine papier et ce sera tout bénef' pour eux; plus besoin de publicité et à la clé des CR de dégustation débarrassés de l'obligation en retour de flatter les distributeurs une année sur deux. Ils pourront continuer de fumer des cigares gratos et tout le monde sera content.
L'argument de la "liberté de la presse" sonne ici comme un paravent pour justifier la rente assise sur la fainéantise et le confort de ce journalisme vertical et poussiéreux où le plumitif pontifie et trie à sa guise le courrier des lecteurs mécontents.
Quitte à choquer mais je l'ai déjà dit ailleurs, je ne vois pas pour quelle raison ce magazine aurait le droit particulier et exclusif de continuer à être publié alors que tous ses concurrents ont été éliminés de la même façon, par la même association de fanatiques, avec les mêmes procédés, sans que les journalistes de l'ADC s'en émeuvent particulièrement (sans parler des sites internet des clubs d'amateurs, bénévoles ceux-là, attaqués et qui on fait l'objet d'un traitement journalistique a minima proche de zéro).
Messieurs de l'ADC, vous qui ne cessez de prétendre décrire le monde du cigare et mettre en avant ses amateurs, un peu de solidarité et d'engagement auraient été bienvenus dans l'adversité et la liberté de la presse vaut pour tout le monde, ou personne. La possible disparition de votre magazine, si je ne m'en réjouis pas, ne me fait pour ma part ni chaud ni froid, d'autant que vous disposez de solutions alternatives viables et rentables.

Comme on dit chez moi, "quand on ne pense qu'à sa gueule, on finit seul".

mardi, mars 27, 2012

El Credito - Corona (Cuba, marché intérieur)

Fagot de 25 coronas, destinés au marché intérieur cubain, autrement appelés "cigares paysans".



La botte étant vendue une poignée de pesos cubains, les cigares sont roulés assez grossièrement, tous n'ont pas la même teinte qui va du jaune passé au chocolat, les bagues sont collées sommairement et de travers, on note sur nombre de capes (assez rêches) des accrocs ou des trous, et on est en présence de tripe courte (tabac hâché), le tout rappelant furieusement les cigares José Piedra, lesquels passent à côté pour des Cohiba tant les El Credito sont frustres et mal habillés... Autant dire que le contrôle qualité doit être réduit à néant... Dépaysement garanti !
A l'allumage la surprise est plutôt bonne, ça démarre plutôt doucement, et la puissance grimpe au fur et à mesure qu'on enchaine les 3 tiers, réduits ici à deux moitiés. Le final est relativement puissant voire bourru.
Certes les arômes sont basiques, on navigue dans le boisé (très) légèrement épicé mâtiné d'empyreumatique de ci de là mais c'est un bon cigare de ballade ou de conversation si vous prévoyez un mojito pour vous rincer le gosier, la vitole étant quelque peu asséchante.
Ces vilains petits bâtons au caractère jovial m'ayant été offerts, je ne mettrai pas de note, mais je les fume avec grand plaisir, et s'ils étaient disponibles en France, nul doute que j'en achèterai.
Merci à Jean-Marc et Corinne pour le cadeau, et l'excellente soirée passée en leur compagnie à me raconter leur périple au pays du leader cubain.

lundi, février 27, 2012

Quai d’Orsay Robusto Embajador (édition régionale) Vs Partagas D5 (édition classique)

Deux vitoles fraichement débarquées et qui ont en commun d'appartenir à cette exécrable mode des petits joufflus qui font désormais passer le module robusto pour un double corona en comparaison. Je l'ai dit, je le répète, je n'aime pas ce format et quand le prix à la vente équivaut ou dépasse les 10 € (alors que le délicieux robusto de Juan Lopez reste tarifé en dessous de cette barre symbolique), Habanos SA nous fait les poches, et ça commence à trop se voir pour ne pas s'en agacer.


(Quai d'Orsay robusto)

(Partagas D5 EL/EC)

A noter, le Partagas D5 a fait l'objet d'une précédente sortie en EL 2008 que je n'avais pas achetée, je ne peux donc comparer les qualités du D5 EL et du D5 édition classique (EC) comme j'avais pu le faire au sujet du Magnum 50 de H. Upmann.
Or, de match entre le D5 et l'Embajador, il n'y a pas eu. Le Partagas s'est vite révélé pauvre en arômes, linéaire, et doté d'une puissance dans sa seconde moitié écrasante. On peut penser que le temps arrangerait ses défauts de jeunesse, mais j'imagine mal par quel tour de magie il pourrait le rendre plus goûteux. A signaler, un roulage approximatif qui a donné lieu à une combustion en biseau. La totale. Partagas facture la demie-heure d'ennui 10.90 €.
J'allumais le lendemain l'Embajador sans conviction, d'autant que je ne prise pas le label Quai d'Orsay dont je trouve les vitoles dénuées de charme et de caractère et Bouddha en a perdu son short devant la surprise : c'est plutôt bon ! La première moitié ne brille pas par son originalité essentiellement boisée mais la seconde se cale sur des arômes légèrement torréfiés et des touches de cuir qui réveillent les papilles. Las, le module est court et on est déjà arrivé au terminus alors que le plaisir pointe son museau. Ici, la frustration vous en coûtera 12.90 € même si, à tout prendre, je préfère la frustration à l'ennui, d'autant que l'exemplaire est bien roulé.
Bilan des courses : je n'aime définitivement pas le module short robusto, les deux cigares pour des raisons différentes sont trop chers, Partagas sait faire des cigares sans (grand) intérêt, et Quai d'Orsay des (plutôt) bons !

Partagas D5 EC : 2/5
Quai d’Orsay (faux) Robusto Embajador ER : 3,5/5

vendredi, février 24, 2012

Juste merci...

Je viens de m'apercevoir que j'avais atteint la barre symbolique des 100.000 visites depuis que le blog est né le 5 Janvier 2006 de l'envie un peu naïve de partager des impressions, des idées, des coups de gueule ou de pieds au cul, et des éclats de rire autour d'une passion somme toute assez confidentielle et de moins en moins populaire avec le temps, celle du cigare et de tout ce qui l'entoure.
100.000 visites, c'est à la fois peu compte tenu de l'audience d'autres blogs ou sites sur le sujet (et je m'en réjouis c'est un indicateur de liberté et de passion) et inespéré puisque mis à part quelques blogs amis, je ne fais la promotion du mien nulle part, que j'ai décliné toute proposition de partenariat ou de publicité pour des professionnels (je ne juge pas ceux qui le font mais je considère que ça dénaturerait l'esprit qui est cultivé ici) et que je compte bien de ne pas dévier de cette ligne pour élargir la base de mon lectorat qui me fait l'amitié de venir me lire et parfois de laisser un commentaire de-ci de-là.
Il s'en sera passé, des choses, en 6 ans : quelques milliers de vitoles parties en fumée, de belles surprises qui m'accompagnent désormais et des déceptions (gustatives) vite oubliées, des camarades de cour de récré venus sauter à pieds joints dans ce bac à sable qui est aussi le leur, des amateurs avertis qui ont guidé mes recherches, des casse-burnes qui sont venus troller le blog pour en repartir aussi vite et anonymement qu'ils étaient venus, des menaces de procès aussi pour oser parler de tabac sans prosélytisme à une époque où les interdits dérisoires se multiplient mais les vrais scandales tolérés...

133 billets, un peu plus de 100.000 visites, 1972 commentaires laissés en bas d'articles, ce ne sont pas que des chiffres, c'est aussi le résultat d'un choix initial, celui du partage, et de l'écho qui lui a été fait; c'est autant d'actes de résistance dans une grande poilade générale au nez et à la barbe des procureurs aux petits pieds qui comptaient nous couper le sifflet.
Alors voila, sans excès de solennelité, merci à vous tous en attendant de partager de nouvelles aventures, improbables ou couronnées de succès.

Vive le cigare, vive Bouddha en short, vive vous, et mort aux cons, sans haine mais avec résolution !

lundi, février 20, 2012

Toscano - Antico

Le cigare italien a, dans le forum P1P2C, un succès inversement proportionnel à son esthétique (11 pages lui sont dédiées, plus que la plupart des autres cigares, c'est dire l'attachement qu'il suscite auprès d'une petite communauté d'aficionados pas si restreinte qu'on pourrait le supposer !). Comme quoi, on peut avoir la gueule en biais et plaire si on prend en compte le caractère et le charme du sujet.
J'ai déjà parlé sur ce blog de son petit frère, l'Extra-vecchio, qui bénéficie d'une maturation de 9 mois contre 12 pour l'Antico.

© serrus71

3 mois, est ce que ça change la donne ? Résolument oui, même s'ils sont tous deux roulés avec du tabac du Kentucky cultivé sur le sol italien ! Après comparaison, l'Extra-vecchio se révèle nettement plus bourru, sauvage, là où la fumée de l'Antico se fait (un peu) plus satinée, toutes proportions gardées. Le 1er campe sur des arômes de feu de bois, le 2nd sur des notes légèrement réglissées.
Pour autant, ce sont deux cigares plutôt virils, à la cape rêche comme de la toile émeri, dotés d'un caractère plutôt abrasif.
D'aucuns le coupent aux extrémités pour en faciliter le tirage, je préfère pour ma part le couper en deux au milieu; c'est affaire de goût dans tous les sens du terme puisque celui-ci diffère suivant qu'on fume le puro italiano en moitiés ou d'une pièce.
Vendus en boite de 5, il vous en coûtera 7.70 € pour l'Antico contre 6 € pour l'Extra-vecchio, une affaire tant les bougres s'avèrent terriblement attachants. Ils ne nécessitent qui plus est aucune attention particulière (si ce n'est d'avoir bien mangé avant) puisqu'ils se fument secs et ne nécessitent donc pas d'être lovés dans une cave à cigare à hygrométrie constante. Que demander de plus !
Là encore, on ne peut parler de cigare de dégustation mais plutôt de cigare de compagnie au sens noble et premier du terme, la note est donc une note de coeur et elle est maximale.

samedi, février 18, 2012

Machetero - Robusto Maduro

Le voila, il est de retour, le cigare de pouilleux à la gueule cassée, sauf que qu'il a subi une cure d'UV et nous revient décliné en maduro, habillé d'un pancho habano.
Même tripe (hâchée), même prix que son homologue claro, m'a assuré le taulier du saloon où je me le suis suis procuré : 2 € pièce, sans le mojito !


Soit. Et alors ? Marketing, ou le visage pâle et le bronzé dégainent des calibres différents ?
Après fumage du calumet de la paix, ça ne joue effectivement pas dans le même registre. Le claro est plus doux, plus crêmeux et empyreumatique, là où le maduro est sensiblement plus puissant et épicé.
Hugh, me dis je en le terminant, j'en rachèterai.
Difficile de noter des cigares qui ne sont pas destinés à la dégustation mais aux plaisirs simples. Je me contenterai de dire que l'homme à la machette m'accompagne depuis de longues années maintenant, et qu'il m'a rarement fait faux bond eu égard à mes attentes : une ballade tranquille avec un vieil ami qui ne pose pas trop de questions et qui répond toujours présent quelque soit l'état de mes finances.
To be continued...

MàJ le 09/03/2012 : il semble que des soucis de remplissage (vitoles trop serrées), de combustion et de décoloration de la cape ont été constatés et que le robusto maduro va être remanié.

mercredi, février 15, 2012

11ème billet d'humeur

Si je me suis souvent agacé sur ce blog de trouver encore aujourd'hui trop de vitoles cubaines bouchées ou mal roulées (d'aucuns appellent ça le charme cubain, moi pas vu le prix à la vente) en déplorant que les cubains se reposent trop sur la notoriété de leur savoir-faire (le sacro-saint "totalmente hecho a mano") et le prestige (en grande partie mérité) de leurs habanos, force est de constater qu'ils ne sont pas les seuls à posséder un talon d'Achille.
Aussi, et bien que j'aie un goût prononcé pour le terroir nicaraguayen qui n'en finit pas de me ravir par son rapport prix/plaisir, je me suis aperçu que certaines marques nicaraguayennes et honduriennes ne s'embarrassaient pas trop quant à la qualité de fabrication de quelques uns de leurs cigares, au demeurant très bons, et dans la sélection des feuilles qui les composent. Ainsi peut-on trouver parfois coincées entre les feuilles des brindilles de tabac, plus ou moins volumineuses, reconnaissables à leur teinte marron-clair/crême, et qui viennent gêner le tirage (sans pour autant le boucher totalement, soyons justes).

Brindilles

Dès lors on doit opter entre la peste et le choléra : les laisser en place au risque que le tirage ne soit pas optimal, ou les ôter en tirant dessus en cours de fumage au risque que la vitole voie sa structure se délier et se ramollir voire chauffer anormalement du fait des galeries d'air qui voient le jour.
D'expérience, je n'ai constaté ce phénomène (conscrit à quelques séries particulières) que sur des cigares façonnés à base de tabac du Nicaragua quand bien même certains sont roulés parfois au Honduras : Machetero (Robusto), Rocky Patel Olde World Reserve (Torpedo Maduro), CAO Brazilia (Box Press) et Man O' War Ruination (Robusto #1) pour le moment.
Or si on peut comprendre que le contrôle qualité soit moins poussé pour des vitoles "tripe courte" (tabac hâché) vendues en fagots à 2€ pièce (encore que, plusieurs aficionados de la marque ont comme moi retrouvé parfois des fils d'acrylique logés dedans, ce qui n'est pas plaisant), on est moins enclin à tolérer que soient négligées des vitoles "premium" (pleines feuilles) et vendues comme telles.
Pour connaitre assez bien (mais on ne finit jamais d'apprendre) le terroir du Nicaragua, je n'en fais pas un problème généralisé et symptomatique mais il me semblerait malhonnête de taper sur les travers des cigares cubains en passant sous silence ceux de quelques uns de leurs compétiteurs.
Qui aime bien châtie bien.

vendredi, février 03, 2012

La Flor Dominicana - Air Bender Villano & Coronado Double Corona

En provenance de Saint-Domingue, j'ai testé une partie de la marque "La flor dominicana" avec la série Air Bender (disponible en France) contrairement à la série Coronado.
En fouinant dans les archives de mon forum favori, je me suis rappelé que j'avais déjà fumé en 2003 le Matatan de la série Air Bender qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable.


Coronado Double Corona

Air Bender Villano

 Je ne vais pas en faire des kilomètres, ces cigares n'ont pour moi pas grand intérêt et on est en droit de se demander comment les zigs de Cigaraficionado ont pu propulser le Double Corona à la 2ème place de leur classement des meilleurs cigares de 2006 (le département publicité a sûrement bénéficié d'un renvoi d'ascenseur sonnant et trébuchant).
Du Saint-Domingue dans ce qu'il a de plus ennuyeux dans le texte : linéaire, herbacé avec des pointes d'épices ici et là, ils démarrent comme ils finissent et l'ennui gagne d'autant plus vite que les modules sont longs. A noter que les palettes aromatiques sont rigoureusement identiques, on se demande où réside l'intérêt de les séparer en deux gammes distinctes.
Agacement supplémentaire pour le panatela Villano puisque les deux vitoles étaient roulées assez serrées et le tirage en fut d'autant affecté, ce qui ne plaide pas en sa faveur.
Ce n'est pas franchement mauvais mais ce n'est pas spécialement bon, au point que j'ai été tenté de me donner un coup de marteau sur les doigts pour me réveiller à mi-parcours.
Je n'aborderai même pas la question du prix puisque même à 1€, je n'y retournerai pas, sachant que chez les dominicains, Ashton ou Arturo Fuente entre autres proposent des vitoles de haute volée, certes un peu plus onéreuses mais à prix raisonnables puisque le plaisir est au rendez-vous.                                      

Coronado Double Corona : 2/5
Air Bender Villano : 1.5/5 (même punition que le très dispensable Matatan)



dimanche, janvier 22, 2012

Rocky Patel - 15th Anniversary Robusto & Corona Gorda [MàJ]

Cigares en provenance du Honduras (mais à 95% nicaraguayens, allez comprendre) importés en France par le très avisé Sandro Stroili qui a souvent du nez pour repérer les bons plans outre-atlantiques.
Rocky Patel, à l'instar de quelques uns de ses collègues américains, a une fâcheuse tendance à multiplier les sous-gammes, ce qui rend l'exploration de son catalogue aussi ardu qu'aléatoire. J'ai donc mis la main sur deux modules box-pressed (carrés), Robusto et Corona Gorda (mais aux diamètres réduits par rapport aux modules que nous connaissons chez les cubains).


Bonne pioche ! Cela fera presque dix années que je me lamentais de ne pas trouver un cigare du Honduras qui soit susceptible de me plaire, et ce malgré ma persévérance qui était jusque là mal récompensée. Le cycle infernal est brisé, la malédiction levée, Alleluia !
Et ce n'était pourtant pas gagné, me méfiant comme la peste (et le choléra) des soi-disantes éditions limitées qui sont souvent prétextes à nous fourguer des cigares peu attrayants tant au niveau des arômes que du prix (généralement majoré).
Que nenni ! Si les deux vitoles développent à peu de choses près la même ligne aromatique, le robusto est plus direct là où le corona gorda prend plus son temps, formats obligent. Point de ces fonds poussièreux ou balsamiques que je retrouve trop souvent chez les (cigares) honduriens*; mais des arômes fondus au point que je peine à les décrire distinctement. La tendance par contre est assez nettement au crémeux et aux épices douces. Si le démarrage est doux, la puissance grimpe gentiment dans la seconde moitié et le final assez animal vous laisse rassasié, pas assommé.
J'ai beaucoup aimé, et j'y reviendrai, il aura fallu que je goûte des Rocky Patel pour tomber - enfin - sous le charme du Honduras.

Rocky Patel - 15th Anniversary Robusto, 7.90€ : 4/5
Rocky Patel - 15th Anniversary Corona Gorda, 7.50€ : 3.5/5

Difficile de les départager, j'aurais pu mettre des notes égales mais le Robusto m'a terriblement plu et j'ai trouvé du coup le Corona Gorda un brin en dessous. Ceci dit, je rachèterai des deux, chacun correspondant à un moment et un plaisir différents.


*Mise à jour : emporté dans mon élan, je n'ai pas vérifié le pédigré des 15th Anniversary qui étaient classés dans mon forum préféré dans la catégorie Honduras, alors que la sous-cape et la tripe sont d'origine nicaraguayennes ! Ma quête reprend donc (pour les bons cigares honduriens). Merci à Jbrice pour son oeil de sioux.

lundi, janvier 09, 2012

Tatuaje - Fausto F 166 & Avion 11

Nouvelle gamme chez Tatuaje de Pete Johnson, la gamme Fausto à laquelle a été rattaché l'Avion 11 qui est une sorte de grand Perfecto.

(Fausto F 166)
(Avion 11)

Désolé ne pas avoir pris de photos originales mais je me fais déjà violence quand j'ai aimé les cigares, une flemme considérable me gagne quand ça n'a pas été le cas. 
La gamme Fausto se baserait sur un module spécifique, le T110 originellement destiné à une boutique d'Hawai d'où, à mon sens, elle n'aurait jamais dû sortir.
Cette tendance qu'ont les faiseurs de cigare états-uniens à multiplier les gammes commence vraiment à me taper sur le système dans la mesure où elle finit par brouiller leur visibilité et leur identité. Varier les offres faites aux amateurs, très bien, mais quel est l'intérêt de proposer tout et n'importe quoi comme à la funeste époque du "cigar boom" en Amérique du Nord qui a fini par la disparition de marques totalement dispensables voire inutiles ?
Pete Johnson en prend malheureusement le chemin, emboitant le pas à des Pépin Garcia, Nick Perdomo ou Rocky Patel entre autres qui disposent dans leurs catalogues de vitoles tutoyant les sommets comme rasant le bitume.
Le 166 est une sorte de Churchill, full-bodied, (trop) puissant et linéaire; l'avion 11 un genre de Perfecto plus léger mais tout aussi ennuyeux.
Les deux ont en commun bien que leurs registres soient différents d'être calés sur des arômes assez faibles (que je ne saurai décrire) bien que pas déplaisants de prime abord, mais rapidement lassants au point que si la douceur de l'Avion m'a permis de terminer les deux exemplaires sans trop de peine, je ne suis pas allé au bout de la lassitude et de l'écoeurement de la paire de 166 dont le final est écrasant et presque abrutissant.
Et ce n'est pas le prix des deux bestiaux, avoisinant les 9$, qui sauve l'affaire, quand bien même ils tirent impeccablement et leur présentation est soignée.
L'addition s'alourdit en comparaison de l'excellent Robusto 15th Anniversary de Rocky Patel que j'ai fumé entre deux alors qu'il vient du Honduras, terroir que d'ordinaire je n'apprécie pas contrairement au Nicaragua mais j'en reparlerai dans un autre billet après confirmation de mes premières (bonnes) impressions.
On est ici, à mon sens, à des années lumières des très bons Cabaiguan (maduro), Brown et Red Label que propose Pete Johnson qui serait bien avisé de ne pas trop se (don)pépiniser pour d'obscures raisons purement commerciales.

Fausto F 166 : 2/5
Avion 11 : 2.5/5

Les plus aventureux seront peut-être tentés d'essayer des modules plus courts mais pour ma part, je ne serai pas du voyage. D'autres destinations plus attrayantes et moins coûteuses m'attendent.

dimanche, janvier 01, 2012

jeudi, décembre 22, 2011

Aux curieux

Je reçois quelques mails pour me demander comment je trouve mes cigares non distribués en France. Réponse : mon tonton des Amériques m'en envoie la plupart du temps gratuitement ou que je lui rembourse si ce n'est pas un cadeau mais une demande spécifique, les prix sont donc purement indicatifs pour les prendre en compte dans la notation des vitoles.
Je rappelle pour information que l'achat sur le net de tabac est prohibé en France, et que ce blog n'a pas pour vocation d'inciter en aucune façon à enfreindre la législation en proposant des liens vers des sites de vente, ici ou par mail, ni d'inciter à fumer.
Muchas gracias.
Eljuan.

vendredi, décembre 16, 2011

10ème billet d'humeur

La Une du torche-cul magazine Le Nouvel Observateur* de cette semaine :


Le cigare a bon dos quand on veut dénoncer ceux qui se goinfrent. Qu'importe que la majorité des amateurs aient des moyens modestes, que beaucoup mettent de côté pour s'offrir un petit moment de plaisir deux ou trois fois dans la semaine, on nous ressort toujours les vieilles ficelles pour marquer les esprits, la bonne vieille imagerie populaire.
C'est d'autant plus amusant de la part de l'Obs', dont les éditocrates (qui se gardent bien de dévoiler leurs salaires) ont durant des mois complaisamment orchestré la campagne médiatique de DSK (350.000€ par an au FMI, sans compter les dizaines de millions d'€ de son épouse en tableaux et oeuvres d'art).
L'Obs' qui était dirigé par Mr Denis Olivennes, ex directeur de la FNAC parti chez Lagardère et meilleur ami de Carla Sarkozy, avant que lui succède Mr Laurent Mouchard-Joffrin, fils de Jean-Pierre Mouchard, éditeur, homme d'affaires puis gestionnaire de fortune, propriétaire d'un château dans le Vendômois et d'un yacht où le courageux Laurent qui n'aime pas le cigare et les goinfres qui le fument passait ses vacances avec Jean-Marie Le Pen, pas vraiment réputé pour être un smicard.
Je conseille donc aux esprits embrumés de l'Obs' d'abandonner leur rond de serviette au diner du siècle et le caviar qui va avec; et de sortir dehors prendre un peu l'air, ils verront que tous les fumeurs de cigare ne se retrouvent pas dans le CAC 40 et qu'il serait grand temps qu'ils nous lâchent la grappe avec leurs couvertures putassières pour vendre leur médiocre canard !

(*Pas de bol, ça tombe sur eux mais ça vaut pour tous les plumitifs qui nous saoulent avec leurs clichés moisis).

jeudi, décembre 15, 2011

Plagiat, inspiration ou hommage ?

Glanées sur le web, les photos d'un D4 de Partagas (cubain), et d'un Habana Leon Serie F No.2000 de Don Pepin (du Nicaragua, label disparu depuis).

© nicetightash.com

© Mattscigar.com


dimanche, décembre 11, 2011

Perdomo

Voila une fabrique issue du Nicaragua. Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de faire un tir groupé réunnissant 8 vitoles d'un coup tant le fiasco a été retentissant. De mémoire, ça ne m'était encore jamais arrivé, d'autant que je suis un fan du terroir nicaraguayen.
La déception est telle qu'il a fallu que je me motive à coups de fouet pour les prendre en photo pour le plaisir des yeux du visiteur plus ou moins assidu, et en faire un CR (qui sera bref). Je pense d'ailleurs sérieusement, tel Siméon le Stylite, à partir méditer sur ce naufrage en haut d'une tour de 15 mètres.
Au casting, et classés du moins mauvais au pire (encore que pour le pire, difficile de les étalonner) :

Perdomo Lot 23 Robusto (Claro, Connecticut, Maduro)

Perdomo 10th Anniversary Champagne Robusto

Perdomo 10th Anniversary Maduro Figurado

Perdomo 10th Anniversary Champagne Torpedo

Perdomo 2 (EL) Robusto (Claro, Maduro). 

Les Lot 23 sortent (timidement) du lot (nom prédestiné) et sont assez sages mais pas désagréables. Les arômes sont simples mais le prix, autour de 4$, est doux et incite à l'indulgence.
Le 10th Anniversary Maduro Figurado est fumable bien qu'on s'ennuie ferme en sa compagnie malgré sa forme peu commune.
Ca se gâte avec la Série Champagne, 1 $ plus cher, mais quand on fait passer de la pisse d'âne pour de la Veuve Clicquot, l'inflation, même légère, sonne comme de la provocation. Mention spéciale au Torpedo, piquant dès le départ, insipide au milieu, pour retrouver son piquant sur la fin.
On atteint cependant le summum du foutage de gueule avec les Perdomo 2 dont on se réjouit que ce soient des éditions limitées tout en déplorant le fait même de leur existence.
J'ai mis des notes de 3/5 pour les Lot 23, le reste mérite au mieux l'indifférence, au pire le mépris.

Je tiens néanmoins à saluer Nick Perdomo pour avoir réussi le casse du siècle avec ses bouses infâmes, et m'avoir bien niqué en long, large et travers.
Chapeau l'artiste ! Plus fort, faut aller chercher la chaine de Ponzi. Nick Perdomo, le Madoff du cigare !

samedi, novembre 19, 2011

Don Pepin Black Label - Belicoso

Cigare du Nicaragua du désormais connu Pepin Garcia, la gamme Black étant censée être plus corsée que le Blue Label.


Je vais la faire courte, c'est du pur Don Pepin : linéaire, poivré (du poivre, du poivre et encore du poivre) et c'est effectivement un chouilla plus puissant que le Blue Label sur la fin.
Le bodybuildé n'en demeure pas moins chiantissime (heureusement que j'ai pris un module court qui ne dure pas des plombes) et à moins d'être fan de "Pumping Iron", bomber du torse ne sert à rien quand on se contente de faire de la gonflette.
Le pire est qu'il n'est même pas mauvais; mais savoir que Pepin Garcia est capable de façonner de jolis cigares (en collaboration avec Pete Johnson entre autres) n'invite pas à la clémence et la bienveillance quand il se contente de décliner à l'infini une gamme dénuée d'originalité.
Grande gueule ne rime pas nécessairement avec caractère.

2.5/5, pour l'aspect, la qualité de roulage, et le fait qu'on ne le jète pas rageusement dans sa cheminée avant la fin (sans pour autant le quitter avec regret).

lundi, novembre 14, 2011

Bouddha en short même l'hiver !

Après avoir écumé le forum P1P2C, essayé toutes sortes de bougies (plus ou moins parfumées voire pas du tout), le papier d'Arménie (un cauchemard), le ventilateur et les fenêtres entrouvertes (aglagla l'hiver avec une pièce à 8°, l'écharpe et les moufles en prime, je vais enfin pouvoir fumer l'hiver en évitant les engelures.
Le tout, Mesdames Messieurs, pour 450 € TTC, fournitures et pose comprises ! Pour ceux qui seraient tentés par l'affaire, prévoir à la louche 60 € de fournitures (un aérateur avec commutateur, une grille avec volets à poser de l'autre côté du mur) et à peu près 3 à 4 heures de boulot suivant que le mur est en briques, béton, parpaings...




La fumée de cigare étant plutôt prégnante (je ne vous apprends rien), prévoir un débit d'extraction en conséquence. J'ai opté pour un Silentis évacuant 350 m3 pour une pièce faisant à peu près 70 m3, l'air est donc censé être renouvelé en 1/4 d'heure à peu près (j'ai une seconde pièce que je laisse parfois ouverte) mais je le laisse tourner pendant que je fume et étant donnée la forte odeur du cigare, il faut une demie-heure pour que celle-ci soit totalement évacuée.
Après essai grandeur nature, que du bonheur ! Contrairement aux bars équipés d'extracteur où vos oreilles se bouchent façon voyage en long courrier et la fumée s'envole à peine arrivée dans votre bouche, le débit est parfait; suffisant pour que la fumée ne sature pas la pièce mais il vous laisse le temps d'apprécier les volutes vaporeuses de votre vitole.
Ce n'est certes pas donné mais de toutes les solutions (efficaces) que j'ai pu lire, c'est la moins onéreuse et c'est de l'avis des professionnels plus sain que les purificateurs d'air et autres ionisateurs (qui ont l'inconvénient de nécessiter de tourner plusieurs heures). L'investissement est d'autant plus rentabilisé si vous habitez dans le Nord-Ouest, où l'hiver dure à peu près 5 mois et l'été 15 jours si on décompte ceux où il pleut.

Bouddha en short été comme hiver désormais !

mercredi, novembre 09, 2011

Padron - #3000 Natural Vs Maduro

Deux vitoles made in Nicaragua, a priori disponibles en France, dans deux versions, cape claire ou cape maduro.



J'avais déjà eu l'occasion de fumer le #2000, une sorte de robusto, en version claro, que j'avais trouvé plutôt bon et rustique, je me suis décidé à tester les deux #3000, sorte de Corona Gorda carrés.
Sur le plan aromatique, ils se ressemblent assez, calé sur un fond terreux qui se fait plus puissant au fil de la ballade, mais le Maduro est nettement plus cacaoté que le Natural. Le final est roboratif, une bonne collation avant fumage est conseillée sous peine de sentir le parquet tanguer sous vos pieds (je m'ai fait eu une fois avec Padron, pas deux).
Je ne vais pas en faire des tonnes, ce sont de bons cigares d'accompagnement, peu onéreux (aux alentours de 5 $ aux USA), mais on s'ennuie un peu sur la longueur de par leur manque de complexité.
Je conseille donc plutôt le #2000, en version Maduro, plus typée.

#3000 Natural : 2.5/5
#3000 Maduro : 3/5

samedi, novembre 05, 2011

Que le charbon dévore blogspot !

J'ai eu la mauvaise idée de tester leur nouvelle interface (pas de souci on sauvegarde tout qu'ils disent), un bordel monstre, et le temps de revenir à l'ancienne, toute mon organisation est chamboulée, le disclaimer a sauté ainsi que mes compteurs de visite. Fuck...
Mise à jour au 06/11/11 : restauration de la plupart de mes liens, de mon lecteur flash, de mon compteur de visites, remise en page (ajout d'un moteur de recherche et d'une boite de notification par mail à la parution d'un nouveau billet dans la colonne de droite).
Evolution (cosmétique) possible si je pige comment ça marche. Navré pour les changements (mineurs), vous pouvez envoyer un mail d'insultes à blogspot.

CAO Brazilia - Box Press Vs Anaconda

Cigares d'origine nicaraguayenne, hormis la cape made in Brésil.

                                           (Pour une fois j'ai réussi la photo...à peu près)

Le Box Press est un genre de Corona Gorda carré, l'Anaconda un Salomon. Je ne pense pas que cette gamme soit disponible en France mais pour info, ils tournent pour le 1er autour de 6 $ et le 2nd de 7$.
Hormis le visuel impressionnant avec des capes très sombres, je suis tombé sur le luc en découvrant après décollage que les deux fusées ont dans le réservoir du méthanol tabac du Nicaragua tant ils me sont parus éloignés de la ligne de goût habituelle de ce terroir (c'est une ritournelle chez moi, je l'utilise beaucoup pour marquer ma stupéfaction toute nicaraguayenne).
Comme d'habitude chez CAO, les vitoles sont assez linéaires, mais calées sur des arômes plaisants de bois exotique, d'épices (très) douces, des notes persistantes de réglisse très agréables (pourvu qu'on soit fan de Cachou Lajaunie, en moins sauvage tout de même) et des touches de café froid sur la fin.
Les deux navettes se distinguent essentiellement par leurs tailles (au cas où ça ne sauterait pas au pif sur la photo) et leurs vitesses de croisière, le Box Press étant (relativement) plus puissant que l'Anaconda qui prend son temps pour dérouler sa partition au point que je me suis demandé plusieurs fois lors du 1er tiers si je ne tirai pas sur une flûte traversière, le son en moins (comptez un peu moins d'une heure pour le 1er, deux heures pour le 2nd).
Présentés comme des "full bodied" (ces yankees, quelle bande de délicats du palais), je les rangerai plutôt dans les cigares moyennement puissants à l'exception du final assez roboratif, des cigares à fumer l'été en plein air et moins à destiner aux séances de méditation contemplative.
Après les déceptions coup sur coup des CAO Vision Prana dont j'ai parlé il y a quelques semaines et des CAO Edition Soprano (dont je refuse de parler tant ces bouses infâmes font mauvaise publicité à l'excellente série de HBO), je suis soulagé de pouvoir parler d'une production de CAO en bien sans avoir ouvert mon porte-feuille pour rien.
Seul bémol à apporter suite à plusieurs fumages, une fâcheuse tendance à retrouver des brindilles de tabac relativement larges et dépourvues de feuilles sur le Box Press, et qui gênent parfois un peu le tirage. La sélection des feuilles n'est donc pas toujours très rigoureuse, semble t'il.

CAO Box Press : 3/5
CAO Anaconda : 3.5/5

(Et merci à arsa_no_shinigami dont le pseudo est trèèèès long à taper et mémoriser pour m'avoir tenté sur ce coup, il échappe aux coups de fouet).

dimanche, septembre 25, 2011

(Bref) Quiz automnal

Qui a écrit : "le fumeur ressent une position de dominant aidé en cela par sa "prothèse" et les altérations mentales provoquées par le tabac. Les attitudes des dominants se répercutent quelque peu sur l'entourage, qui, s'il est quelque peu passif, se place en dominé sans pour autant en avoir conscience."

1- un(e) humoriste qui s'ignore
2- un(e) psy sans diplômes
3- un(e) anthropologue du Dimanche
4- un(e) grand(e) intellectuel(le)
5- la raffinée modératrice du forum de DNF

Le 1er qui aura trouvé la bonne réponse gagnera le titre de fumeur pervers et manipulateur qui croit qu'il en a une grosse alors qu'en vrai c'est une p'tite *bip* de l'année 2011.

mercredi, août 24, 2011

Tatuaje - Gran Cojonu Reserva

Encore un cigare signé Pete Johnson, un monstre aux dimensions impressionnantes sorti du terroir nicaraguayen.



Visuellement il est superbe, la cape est tendue et sans défaut, le pied n'est pas ouvert mais recouvert de ce qui reste de la cape. Il a le diamètre d'un Nub et presque la longueur d'un Churchill. Ce n'est pas mon truc mais force est de constater qu'il en impose de par son statut de bête de foire.
Le tirage est très ample, et chaque bouffée délivre un panache de fumée conséquent. C'est un medium-bodied, qui démarre doucement sur des arômes typiques du Brown Label (terre, cèdre, torréfié) et qui monte lentement en puissance bien que celle-ci reste raisonnable jusqu'au final.
Comme souvent, les plus gros cigares ne sont pas nécessairement les plus costauds, preuve en est. Le pas de danse a duré 1H30, sans ennui ni déplaisir.
Les habitués du blog savent que je goûte peu les modules destinés aux grandes gueules, je n'en rachèterai pas pour cette unique raison, le reste m'a plu et j'ai été agréablement surpris (par le format, pas le label que je sais être de haute tenue).
Last but not least, il est disponible en France au prix de 17 € (un peu cher mais ça vaut le coût d'essayer). Pour qui ne craint pas de se démonter la mâchoire avec ce gros boudin antillais nicaraguayen, tentez l'expérience !

3,5/5

mardi, août 23, 2011

Casa Magna - Robusto Colorado

Cigare "full bodied" du Nicaragua, vendu aux alentours de 5 $ outre-atlantique, noté N°1 du classement 2008 de Cigar Aficionado.



La note attribuée à ce cigare me semble totalement disproportionnée eu égard à ce qu'il délivre mais le magazine US, à l'instar de l' ADC en France, dispose d'un système de notation très...contestable. On imagine qu'ils ont souhaité donner un coup de pouce à ce cigare pas cher et plutôt sympathique, mais de là à le porter aux nues...
Les arômes grillés teintés de notes épicées et de cèdre sont agréables mais le cigare reste calé sur ce registre du début à la fin. S'il démarre relativement doucement, le dernier tiers joue dans le costaud, trop pour moi. C'est bien un full-bodied, tendance lourdaud; la fin m' a fait penser à Destruction Derby (les initiés du jeu comprendront).
J'ai trouvé ce robusto, qui ressemble plutôt à un corona gorda bodybuildé, trop long à mon goût. J'essaierai peut-être un module plus court.
Son point fort reste le prix, particulièrement raisonnable, mais qui ne m'incitera pas à y retourner malgré tout.

2,5+/5.

N.B : lui attribuer la même note que le Padilla, pourtant plus cher, pourrait paraitre sévère mais en définitive, quand l'enthousiasme n'est pas au rendez-vous, la différence de prix m'incite peu à chanter les louanges d'une vitole par rapport à une autre. Je lui ajoute un petit +, pour le prix.

lundi, août 15, 2011

Padilla - Miami Robusto

Puro 100 % Nicaragua, roulé à Miami et vendu outre-atlantique aux alentours de 7 $.

                                           Crédits : puff.com

Pas mauvais mais pas transcendant, je n'ai pas grand chose à en dire si ce n'est qu'il est beau, bien roulé, qu'il tire bien et que ses arômes essentiellement empyreumatiques sont plutôt agréables pour ce qui est de la 1ère moitié mais l'ensemble est au final trop linéaire pour susciter l'enthousiasme.
Seule la puissance monte crescendo, jusqu'à devenir trop envahissante sur la fin à mon goût. 
Sympathique mais dispensable et trop cher pour ce qu'il délivre au vu de la concurrence. 

2,5/5.

vendredi, juillet 15, 2011

9ème billet d' humeur

Sus aux blogs cigare US !
Suite à une discussion qui a confirmé ce que je subodorais depuis un moment, la plupart des soi-disants blogs outre-atlantiques parlant de cigare n'ont de blog que le nom puisqu'y sont adossés des sites de vente vers qui les lecteurs sont renvoyés après avoir avalé des CR dithyrambiques sur les vitoles testées, y compris de fameuses daubes que j'ai eu l'occasion de fumer. Les cigares sont donc souvent offerts, et on peut imaginer que le blogueur puisse toucher une commission quand une vente se fait par son intermédiaire. Je trouve ces pratiques, qui ne sont pas indiquées explicitement, assez malhonnêtes puisqu'elles transforment le lecteur curieux en consommateur potentiel sans qu'à aucun moment il en soit clairement informé. Bien qu'un CR de dégustation soit par essence subjectif, on peut dès lors douter de leur sincérité et tout simplement de leur intérêt, si ce n'est de fumer gratis et de monnétiser une activité qui devrait rester avant tout récréative.
Raisons pour lesquelles j'ai décidé d'enlever les liens anglophones qui étaient présents sur mon blog. Bien que son audience soit confidentielle puisque je n' en fais la publicité nulle part, j'estime qu'il y a tromperie sur la marchandise, et je rappelle que je paie toujours de ma poche ce dont je parle, que je le fais non pour en faire la réclame mais pour partager des impressions, échanger des avis, et surtout m'amuser avec ceux qui fréquentent ce bac à sable mis à leur disposition.

A bas les camelots, vive l'indépendance !

mardi, juin 28, 2011

La Riqueza - #3

Une autre marque de Pete Johnson, dont j'ai parlé plusieurs fois ici. J'ai jeté mon dévolu sur le module #3, une sorte de Corona Gorda "box-pressed" qui se distingue par ses contours anguleux. Venu du Nicaragua, il est vendu aux alentours de 7 $ et n'est pour le moment  pas disponible en France.


Sympathique sans être transcendant, on retrouve les arômes basiques mais timides propres au Nicaragua (terreux, saupoudré de quelques épices). C'est un "medium bodied", qui ne fatigue pas le palais mais qui ne se distingue pas non plus par son caractère. On est plus dans le registre du cigare d'accompagnement que de la vitole de dégustation, et ce #3 pourrait donc à ce titre faire doublon (voire plus) avec les Tatuaje Havana VI et autres El Triunfador. Un cigare estival avec lequel il ne faudra pas marier une boisson trop forte de crainte de faire disparaitre ses arômes.
Attention donc au sorcier tatoué, qui risque à l'instar de son ami Pepin Garcia, de produire trop de gammes qui se ressemblent au détriment du caractère et de personnalités propres.
A noter, un tirage correct mais pas optimal, dû sûrement à la méthode de conditionnement.

Note : 3/5.

vendredi, juin 24, 2011

Man O' War Ruination - Robusto #1

En provenance du Nicaragua, le cepo est celui d'un robusto, la longueur équivaut à la louche à un Corona Gorda.




Le nom de la marque est ridicule, la bague représentant une sorte de casque de soldat romain est immonde, mais le cigare est excellent !
Le démarrage, distillant des effluves de caramel m'a tout de suite plu, et la vitole délivre au fur et à mesure de sa progression des arômes boisés et pâtissiers type cappuccino qui raviront les gourmands, on a l'impression de croquer dans un éclair au chocolat/café durant un peu plus d'une heure.
Si le démarrage se fait en douceur, l'éclair le cigare finit tout en puissance sur des épices douces et vous laissera rassasié.
Une excellente surprise, d'autant que je ne suis pas fan habituellement de ce cepo (54) et qu'il est vendu aux alentours de 6$, ce qui en fait une très bonne affaire à mon goût. Je me suis régalé !
Malheureusement, il n'est pas disponible en France.

Note : 4,5/5 (un demi-point en moins pour cette bague immonde et ce nom ridicule qui sonne comme un péplum de série Z).
Note revue à la baisse, dû à la présence trop fréquente de brindilles plus ou moins volumineuses de tabac dépourvues de feuilles dans le pied du cigare. C'est agaçant à la longue : 3,5/5

mardi, juin 21, 2011

Jaime Garcia Reserva Especial - Robusto

Le rejeton de Don Pepin Garcia avait déjà sa marque, My Father, il nous a sorti une gamme spéciale décrite comme plus riche et moins épicée que les autres cigares produits par le duo. La cape vient du Connecticut, la tripe est composé de deux sortes de tabac du Nicaragua, un produit par la famille Oliva, l'autre par la famille Garcia.



Le contrat est à moitié rempli. Si le cigare est effectivement moins épicé que la production courante (ça repose un peu), je cherche encore où se trouve la richesse promise, à moins qu'elle ait été enfouie à 6 pieds sous terre et que je n'aie pas assez creusé.
Il faut dire que le tirage moyen ne m' a pas vraiment incité à m'attarder sur cette vitole assez insignifiante en terme de plaisir. Câlée sur un fond boisé et quelques épices par ci par là, on s'ennuie ferme en sa compagnie. A sa décharge, elle est vendue aux alentours de 5 $. Reste à savoir si l'ennui a un prix, et à partir de combien on peut le considérer comme raisonnable.

Les Garcia alternent le meilleur et le passable. La faute en revient peut-être à une production trop fournie et hétéroclyte puisqu'en plus de leurs propres marques distribuée par El Rey de Los Habanos (en toute humilité), les Garcia sont aussi associés dans la confection de cigares (*dont j'ai fumé quelques exemplaires) pour des clients tels qu' Ashton (*Benchmade), Pete Jonhson (*Tatuaje, *Cabaiguan),*Cubao, EO Brands (*601 Series)... (liste non exhaustive, vous trouverez des CR de dégustation sur le blog en tapant leurs noms dans le moteur de recherche).
Autant je trouve que certaines de leurs coproductions sont réussies et interessantes, autant je trouve les vitoles vendues sous leurs propres labels relativement insignifiantes et trop uniformes (du poivre, encore du poivre, toujours du poivre). A trop vouloir en faire, on finit par se perdre...
Le Robusto de Jaime Garcia n'échappe hélas pas à ce constat et je n'y reviendrai pas.

2/5 pour l'aspect, le cigare n'étant ni bon ni franchement mauvais.

P.S : la photo est floue mais la qualité du cigare ne m'a pas poussé à la refaire.

vendredi, juin 17, 2011

Cubao - N°2 Torpedo

Après avoir testé le N°3 (Lonsdale), je me suis essayé à la torpille de chez Cubao, marque en provenance du Nicaragua et non distribuée en France, hélas.


On retrouve peu ou prou les mêmes arômes délivrés par le Lonsdale (boix précieux, cuir, torréfié) même si le Torpedo m'a semblé moins fin que le N°3 et un poil plus linéaire.
Le cigare finit tout en puissance, et est très rassasiant (il ne souffrirait pas de la comparaison dans ce domaine avec le cubain P2 de Partagas par exemple). La construction est parfaite, la cendre blanche contraste avec la cape couleur cacao et la rétrolfaction est très plaisante. Un full bodied dans le texte.
Je préfère néanmoins le Lonsdale, plus riche et plus élégant.

3,5/5.

mercredi, juin 08, 2011

Illusione - Epernay Le Ferme

Une gamme limitée débutée en 2008, de la marque nicaraguayenne Illusione dont j'ai déjà testé l'excellent Cg4. Le module est une sorte de Robusto, en un peu plus long.



Comme souvent, la cape est superbe, le cigare très ferme au toucher mais le tirage est parfait.
Plus léger que le Cg4 (medium/full bodied finish) mais développant une base aromatique similaire de bois précieux, Le Ferme délivre de nets arômes de pomme verte, et une légère amertume en deuxième partie se rapprochant du zeste d'orange qui en font un parfait cigare d'été, rafraichissant. Le final monte en puissance sans pour autant être roboratif.
Préférer une boisson plutôt douce pour l'accompagner, qui n'écrasera pas ses arômes délicats (whisky à proscrire à mon avis).
Vendu aux alentours de 7 $, il m' a plu, et j'y reviendrai avec plaisir. Une élégante alternative aux Tatuaje, plus corsés.

4/5 sur mon échelle de yabon.

vendredi, juin 03, 2011

Ashton - Heritage Puro Sol

2 modules, un Belicoso et un Corona Gorda, en provenance de Saint-Domingue. La gamme est censée se situer au dessus de celle des VSG, les tabacs étant vieillis un peu plus longtemps et les cigares habillés d'une cape Cameroun.



Comme souvent s'agissant des cigares dominicains, c'est le module le plus court, plus percutant, qui m'a davantage plu.
Alors que le Corona Gorda m'a semblé trop long et un peu ennuyeux, linéaire, l'obus s'est révélé plus nerveux et direct. Les arômes sont typiques de la signature Ashton mais moins capiteux que ceux de la gamme VSG (disparition du poivre pour des épices douces) et la puissance est un peu moins marquée bien que présente sur la fin.
Les amateurs d'Ashton ne seront donc pas déçus mais pas nécessairement surpris non plus par l'originalité de cette gamme Héritage par rapport aux VSG (Virgin Sun Grown) et c'est le reproche principal que je lui ferai. Les VSG sont plus typés et marquants.
A noter que ces cigares sont roulés par Arturo Fuente, un gage de qualité, et que leurs prix avoisinent les 8 $.

Corona Gorda : 2,5/5
Belicoso : 3,5/5

mercredi, juin 01, 2011

CAO - Vision Prana

Un Torpedo en provenance de Saint-Domingue, bien que sa tripe soit constituée de tabacs dominicain, nicaraguayen et brésilien.


Eu égard aux éloges lues sur P1P2C, j'attendais peut-être trop de cette vitole maintes fois encensées sur mon forum favori. Le Prana n'est à mon goût pas mauvais, mais à 11 € en France (il était vendu le double jusqu'à ce que le distributeur revoit sa politique de prix), on est en droit d'attendre autre chose d'une vitole principalement câlée sur le boisé légèrement poivré et le grillé.
Le 1er exemplaire accompagné d'une jus de fruit fût très décevant, le 2nd se révéla bien que linéaire un peu meilleur avec un mojito, mais je reste sceptique quand la qualité gustative d'un cigare dépend à ce point du breuvage qui l'accompagne, sans pour autant se transformer en foudre de guerre, et ce n'est pas la puissance progressive qui viendra me sortir de ma torpeur, hélas.
Je note, une fois de plus, que je n'apprécie pas les assemblages de différents terroirs, qui débouchent sur des vitoles au caractère incertain et plutôt impersonnel.

Le marketing - très lèché - ne fait pas tout : 2,5/5.

dimanche, mai 29, 2011

Cabaiguan - Guapos 46

Une marque de plus provenant de la galaxie nicaraguayenne Pete Johnson, à qui l'on doit entre autres les excellents Tatuaje et autres Triunfador. J' en ai acquis deux exemplaires, un claro et un maduro, en Corona Gorda.



Bonne pioche !
A l'allumage et la dégustation le confirmera par la suite, ce sont les plus cubains des nicaraguayens que j'ai pu fumer jusque là.
Si les deux modules développent à peu de choses près le même registre (boisé, épicé, et des effluves de cuir), le maduro m'a davantage plu pour son côté pâtissier dans la mesure où il m'a délivré tout du long des notes assez franches de fruits secs, tendance raisin sec confit.
C'est surprenant voire déroutant au départ, mais ça se révèle très plaisant sur la durée et donne à la dégustation une tournure gourmande vraiment agréable.
La puissance est mesurée au départ (medium bodied) mais le final est assez rassasiant. Ce ne sont pas à mon avis de grands cigares de dégustation à proprement parler, mais de très bons compagnons de route pour l'été quand on a envie de douceurs, accompagnées de mojitos bien frais.
Les prix, aux alentours de 8 $ pour ces modules, sont plutôt raisonnables eu égard à la qualité gustative délivrée.

Guapos 46 Claro : 3,5/5
Guapos 46 Maduro : 4,5/5

Pete Johnson a encore frappé, droit au palais...