mercredi, mai 25, 2011

Esencia - Corona Gorda



Un beau cigare venu du Nicaragua, à la cape sombre et tendue, dont la marque serait apparue dans le sillage d' Illusione et qui est censée s'en rapprocher selon les quelques blogs outre-atlantiques que j'ai parcourus.
Après avoir testé deux exemplaires, je dirai qu'ils ne m'ont pas laissé un souvenir impérissable. En cause, la linéarité, et une palette aromatique assez restreinte à dominante boisée/épicée mais c'est surtout cet arrière-goût de parquet ciré qui m'a dérangé. Bien que la fin se muscle un peu, la puissance est retenue et la vitole est plutôt à classer dans les "medium bodied".
Dans ce domaine, j'ai nettement plus apprécié le Corona Gorda Havana VI de Tatuaje aux arômes caramelisés ou le Cg4 d'Illusione, moins linéaire et doté de plus de caractère.
Je continuerai donc l'exploration du Nicaragua sans repasser par la case Esencia.

2,5/5

4 commentaires:

Jean-Michel Haedrich a dit…

Voilà deux interventions où je crois reconnaître ce qui te sert de fond pour présenter les cigares dont tu parles. Si je n'ai pas réagi à la première, c'est parce qu'absent de Paris, j'ai découvert cette attention en lisant - pour le même prix, tes deux commentaires. Merci, je suis touché.
Cela dit, une petite observation sur ton commentaire à propos des tirages des "totalmente a mano".
Une des raisons, selon moi, pour lesquelles les dominicains, honduriens et nicaraguayens, tirent (généralement) mieux que les cubains, tient d'abord en la nature de leurs feuilles, moins grasses que celles élevées dans la Vuelta Abajo. En outre, dans ces trois pays, la plupart des "hechos a mano" sont roulé au flip-flap (les cigares de Maya Selva - Cumpay et Flor de Selva - font exceptions. J'imagine que d'autres aussi sont roulés à la cubaine).
Quant aux Cubains, personnellement (et depuis que leurs manufactures, voilà 4 ou 5 ans) sont équipées des machines à tester les poupées (comme à St Do, au Honduras,au Nicaragua…), je trouve que leurs défauts de tirage se sont bien raréfiés.
Cela dit, tu as raison, l'artisanat s'accompagne toujours d'à peu près.

Erwan a dit…

Salut Jean-Michel,
J'avais évoqué sur P1P2C cette question de la nature des feuilles suivant le terroir mais je n'ai pas eu beaucoup de retours infirmant ou confirmant la chose.
Le fait est que contrairement à certaines années noires, les soucis de tirage sont moins récurrents mais je pense aussi que si la plupart des commerciaux d'Habanos SA acceptent de reprendre les cigares qui ne tirent pas dans la plupart des civettes, c'est qu'ils savent que le problème se pose.
S'agissant des machines à tester les poupées c'est clairement un progrès même si je tiens de source sûre (d'un ami tenant une civette qui est allé à Cuba et qui l'a vu de ses yeux) qu'il arrive que les cigares mal façonnés et mis de côté soient remis en boite malgré tout. C'est sûrement marginal mais ça se fait.
Pour les cigares de Maya Selva, il y a eu une polémique sur P1P2C, il s' avèrerait que les Flor de Selva sont faits au flip-flap contrairement à ce qui est dit.
Quant à votre bouquin, les photos y sont superbes, je trouve que c'est une bonne idée que de présenter des vitoles d'autres terroirs en les comparant aux cubains qui y sont présentés.

Thierry et ses cigares a dit…

Erwan, petite question : ça veut dire quoi "roulé au flip-flap"?

Erwan a dit…

C'est une machine (manuelle) servant à rouler les cigares plus rapidement. Quand elle est utilisée, on dit qu'ils sont "hecho a mano" et non "totalemente a mano".